En photos : les Mourides de Kabadio

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De tradition soufie, le Mouridisme a été fondé au 19ème siècle et reste très lié aux traditions sénégalaises. Cette communauté est l'une des plus importantes confréries musulmanes du pays et son influence sur la politique au Sénégal est considérable.

Le village de Kabadio dans le sud du Sénégal est connu pour sa spiritualité et nombreux sont ses habitants qui font partie de la confrérie mouride.

Les guides religieux, ou marabouts, sont responsables du bien-être spirituel et économique de la communauté. Ce sont eux qui choisissent le passage approprié du Coran à placer dans les amulettes, ou gris-gris, portés afin de protéger leur propriétaire.

Le passage choisi est ensuite recopié sur du papier, plié et placé dans une pochette de cuir de chèvre, afin d'être porté comme collier ou bracelet.

A l'école coranique de Kabadio, les enfants étudient la religion et peuvent apprendre à devenir guide spirituel. Lors de l'initiation des élèves, le professeur écrit « Allah » (Dieu) sur leur main droite avant de la saupoudrer de sel…

L'enfant doit ensuite lécher sa main jusqu'à que l'écriture disparaisse. Cet acte symbolise la voie vers la sagesse : gratifiante mais aussi difficile.

La danse et le chant jouent également un rôle important à Kabadio. « La danse fait partie de notre culture et nous rend heureux », explique Meta Dabo. « Peu importe la musique, il est important de danser », dit-elle. Travailler dur fait aussi partie des fondamentaux de la tradition mouride.

Après la dernière prière, les enfants se réunissent pour la dernière activité de la journée : la Karanta, ou l'étude du Coran au coin du feu.

A Kabadio, la croyance traditionnelle veut que lorsque les enfants étudient et prient autour du feu, le pouvoir qui les entoure devient si grand que le feu acquiert des caractéristiques magiques. Photos : Fellipe Abreu